Graphiste freelance : travailler avec un éditeur littéraire

Travailler avec un éditeur, c’est devoir faire preuve d’assiduité, de précision et d’une bonne dose de réactivité.

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Mardi 03 mars 2020

Au taquet!

Maquettiste. Quel drôle d’appellation!

Aujourd’hui, comme dans bon nombre de métier, le graphiste est contraint d’assumer plusieurs casquettes s’il ne veut pas se faire manger par les grands groupes de merde comme Solocal ou autre vendeurs de solutions clé en main dénuées de personnalisation…avec abonnement histoire de vous vendre un site vitrine qui coutera au final des milliers d’euros. Mais je m’égare.

Du coup, le graphiste se diversifie: webdesign, logotype, communication print et digitale…

Et dans cette multitude de casquettes, il en est une que peu d’entre nous ose toucher du doigt: maquettiste freelance.

Pourquoi?

Déjà parce que les débouchés sont maigres. Les éditeurs embauchent quelques graphistes à plein temps et, pour les plus petites structures, se forment eux-mêmes.
De plus, maquettiste, c’est encore un autre métier qui demande des années de pratique et nous manquons souvent de temps pour nous former. C’est là que dormir quelques heures par nuit devient utile!

Bref! Je vais vous expliquer un peu en quoi consiste ce métier particulier et quelle relation j’entretiens avec les éditeurs.

 » Rigueur, réactivité et disponibilité sont les maîtres-mots du maquettiste. « 

Déjà, il faut bien comprendre une chose: les éditeurs et leurs équipes bossent comme des dingues et ne connaissent pas vraiment le terme 39 heures. Du coup, ils sont toujours à courir après le temps.

Lorsqu’on travaille avec un éditeur comme maquettiste freelance, il faut donc savoir être réactif parce que les délais sont très courts.

Je vous laisse imaginer un peu la situation:

Nous sommes lundi et vous devez rendre un site web pour le vendredi (délai fixé par le client) sachant que ce même client traine à vous répondre sur les modifications et ne vous donnent pas les photos nécessaires. Ben oui, le client aussi a un métier et il a parfois autre chose à faire que de répondre à vos mails. Je travaille très couramment avec le milieu maritime et ils sont plus souvent les mains dans un moteur de bateau ou sur un chantier naval que derrière un ordinateur. C’est donc à nous de savoir quand envoyer un mail et quand les appeler directement pour les harceler mettre un coup de pression.
Vous avez aussi un flyer à faire dans les dix jours à venir et une commande de logo.
Se rajoute à tout ça deux devis à rédiger, votre communcaiton et comptabilité à gérer et trois prospects à rappeler.

Et là, votre éditeur préféré vous appelle pour maquetter un ouvrage illustré avec un délai de 10 jours.

 

Vous répondez avec le plus grand naturel que vous êtes disponible et que vous tiendrez les délais sans aucun problème. Et il faut les tenir, car l’imprimeur attend le fichier pour une mise en place en librairie un mois plus tard. N’oubliez pas que dans tout ce pêle-même d’intervenants, il y a aussi l’auteur qui attend avec l’impatience d’un gamin à Noël la sortie de son ouvrage.

Vous y allez donc par étape. Et être organisé devient une qualité obligatoire qu’on a en soi ou qu’on apprend rapidement. Sinon, c’est le crash immédiat.

Alors, oui, on bosse 12 heures par jour, parfois très tard le soir, en tentant d’éviter les tirs d’assiettes de nos conjoints(es) qui ne supportent plus nos excuses. Mais ça passe…et cette urgence est stimulante.

Viennent ensuite les échanges avec la directrice de création, l’éditeur et le responsable technqiue Pré-Pressesur des détails de l’ouvrage.
Parce qu’être maquettiste, ce n’est pas seulement mettre en page le texte et les iconographies. C’est aussi déceler l’erreur dans le texte, l’incohérence sur un titre, le cadrage d’une image…tout un tas d’éléments qui font que l’ouvrage est vérifié par plusieurs personnes et qui justifie son prix public.

Et vient ce délectable instant où l’éditeur demande les fameux natifs, c’est à dire l’assemblage des fichiers sources sous Indesign. Passé cet envoi par Wetransfer, la balle est dans leur camp. Vous avez fait votre travail et pouvez enfin vous consacrer à vos autres dossiers.

Sauf quand il vous appelle le lendemain pour vous confier un autre ouvrage… 🙂

 

 

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